( 3 avril, 2011 )

ANTOINE DE PLUVINEL

Antoine de Pluvinel est venu au monde à Crest, dans le Valentinois, la même année que Malherbes, et tandis que celui-ci passait au crible une langue parfois enrichie à l’excès par les italianisants de la Pléiade et de l’école lyonnaise, celui-là rendait un service analogue à l’art équestre, qu’il orienta vers un classicisme où devaient prendre toute leur valeur les grands principes sauvegardés, perfectionnés et transmis par les maîtres de Naples et de Ferrare. Antoine de Pluvinel est envoyé tout enfant, âgé d’environ dix ans, en Italie et il travaille sous la direction de Pignatelli jusqu’en 1571 ou 1572, date à laquelle il est ramené par M. de Sourdis, premier écuyer de notre roi Charles IX, à qui le jeune homme est présenté. Les références de Pluvinel le firent nommer premier écuyer du frère du roi, le duc d’Anjou, futur Henri III. Il accompagna ce prince en Pologne où il avait été porté au trône en 1573, et lorsque, quelques mois plus tard, en 1574, à la mort de Charles IX, Henri s’échappa littéralement de son royaume polonais auquel il préférait la belle et bonne couronne de France, Pluvinel fut un des trois gentilshommes français qui l’accompagnèrent, sans désemparer, de Cracovie à Paris. Pareils services se reconnaissent, et Pluvinel fut comblé d’honneurs. Lorsque Henri IV succéda, en 1589, à son cousin, Pluvinel fut maintenu dans ses charges et bénéfices : chambellan, sous-gouverneur du dauphin Louis, précepteur du duc de Vendôme, gouverneur de la Grosse Tour de Bourges, etc. En 1594, patronné par le chevalier de Sainct-Antoine, son ancien camarade de manège à Naples, devenu premier écuyer ordinaire sous Henri III et Henri IV, Pluvinel avait été autorisé à fonder l’Académie d’équitation dont il rêvait, proche de la Grande Écurie royale, c’est-à-dire sur l’emplacement de l’actuelle place des Pyramides, où le Cercle Hippique de France a fait poser une plaque commémorant ses travaux en ce lieu. En 1609 Henri IV envoya Pluvinel auprès du gouverneur Maurice de Hollande pour la délicate négociation du  » grand projet  » contre l’Espagne, arrêté par le couteau de Ravaillac. Pluvinel mourut le 24 août 1620 sans avoir fait éditer son œuvre. Une première édition incomplète parut, sous le titre Le Maneige Royal, en 1623 à la diligence du dessinateur Crispin de Pas et de J.-D. Peyrol, ancien valet de chambre de Pluvinel. Une deuxième version, de meilleure qualité quant au texte, due à Menou de Charnizay, vieil ami du disparu, fut édité en 1625 sous le titre définitif devenu célèbre : L’Instruction du Roy en l’exercice de monter à cheval, ouvrage aux illustrations splendides du même Crispin de Pas et qui a fait l’objet de nombreuses rééditions et traductions. L’Instruction du Roy est celle du jeune Louis XIII, né en 1601, roi en 1610 sous la régence de sa mère, déclaré majeur en 1615 et qui débarrassé de Concini, gouverna par lui-même à partir de 1617. C’est donc à un adolescent que Pluvinel, quinquagénaire, inculque, avec toute la prudence et la déférence requises, les meilleurs préceptes  » pour réduire les chevaux en peu de temps à l’obéissance « . Il le fait sous forme d’entretiens avec le roi, avec interventions de Monsieur Le Grand ou de quelque autre gentilhomme distingué. Tenant compte de l’allégement de la gendarmerie, de la suppression des tournois depuis l’accident survenu à Henri II (1559) et du développement de l’équitation que nous qualifierons  » d’amateur « , Pluvinel pousse le manège plus loin que ses prédécesseurs (à la réserve de l’énigmatique Pignatelli). Pour mieux assouplir le cheval, il le travaille sur deux piliers. On lui a même attribué l’invention de ces appareils, à tort, semble-t-il, car La Noue, qui écrivait un peu avant lui, s’en sert également. Ce qui distingue Pluvinel c’est la mesure, le tact et la discrétion dans les aides, avec des mors simplifiés, aux canons brisés, indicateurs et non tourmenteurs. Qui ne connaît sa phrase fameuse sur  » la gentillesse, qui est aux chevaux comme la fleur sur les fruits, laquelle ôtée ne retourne jamais  » ? Il cherche à travailler  » la cervelle plus que les reins et les jambes  » du jeune cheval, et sa mémoire reste honorée par cette règle impérative :  » Il faut être avare des coups et prodigue des caresses afin, comme redirai toujours, d’obliger le cheval à obéir et à manier plutôt pour le plaisir que pour le mal.  » Si les procédés de Pluvinel ont été dépassés par l’évolution des problèmes posés aux cavaliers au cours des trois siècles qui nous séparent de lui, son œuvre est d’un maître à penser autant que d’un maître à monter à cheval, dont la mentalité sereine et forte oblige le lecteur actuel, étonné, à réfléchir sur soi-même et , comme le sage antique, à s’améliorer en améliorant son interlocuteur, le dialogue se déroulât-il dans le langage des aides. D’après « Les Maîtres de l’œuvre équestre », d’André MONTEILHET Écrits d’Antoine de Pluvinel : 1555 – 1620 J’ai été agréablement surpris lorsque j’ai eu la chance de lire Pluvinel pour la première fois. J’ai découvert un auteur étonnamment moderne. En dehors de la technique du dressage aux piliers, qui à elle seule vaut déjà une étude, c’est l’approche psychologique du dressage du cheval qui me fait le considérer comme l’un des précurseurs de notre équitation actuelle. Le respect du cheval, le souci d’obtenir et de conserver sa confiance, la noblesse de ses sentiments me fait croire qu’il fut un « nouveau maître » de son époque et qu’il le serait encore aujourd’hui. Claude VAILLANT, Instructeur DE

( 2 avril, 2011 )

Ethologie ou Comportement équidés

COMPORTEMENT OU ETHOLOGIE !!

Les chevaux sont bien plus observateurs que nous en ce qui concerne notre environnement et ils ont un pouvoir de détection très fin.

Les nouveaux maitres l’ont bien compris et les premiers à avoir ressenti cela sont les indiens il y a bien longtemps, et oui !!

Cavalière depuis de nombreuses années, Je commence moi même à m’intéresser à cette étude depuis environ 3 ans et j’apprends beaucoup, je me remet surtout beaucoup en questions car le regard du cheval envers vous est tellement entier qu’il ne faut surtout pas tricher et ne pas le décevoir.

Je vais essayer de vous raconter mes projets avec ces chevaux que j’aime tant. Leurs évolutions, leurs peurs, leurs interrogations, leurs courages et beaucoup d’autres choses encore.

« Il n’y a pas de secrets aussi intimes que ceux d’un cavalier et de son Cheval »

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